NIVEAU I :
Ligne/paysage/éveil sensible aux proportionsGRAND Flash Album Gallery
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»A la base du dessin est le geste. »
« C’est au geste qu’il remonter pour atteindre
l’une de ses sources véritables ».
Louise Artus
NAISSANCE DU GESTE NATUREL
– Qu’est-ce que le dessin ? Quelle est son origine?
Depuis la naissance de l’humanité, l’homme ressent le besoin de marquer
de tracer son passage sur une surface quelconque ; sable, roche, terre…
Bref de dessiner.
C’est pour lui le moyen privilégié de communiquer la représentation de
sa visions du monde, l’image qu’il perçoit d’un objet, d’une émotion, d’une sensation.
origine et mécanisme du geste de l’artiste
Au départ, le regard.
Bien dessiner, c’est bien regarder, bien observer.
Mais sans la main, il n’y aurait aucun relais entre l’oeil, l’idée et sa représentation.
DECOUVERTE DU GESTE NATUREL
Dessiner, c’est d’abord décrire par le geste. Ce geste doit être ample, simple, généreux.
La qualité de la ligne dépend de la qualité du geste.
Il faut veiller à ce que nos élèves redécouvrent ses gestes naturels pour les libérer de leurs tensions. La courbe et sa réalisation apporte beaucoup de détente. C’est à-travers la courbe que se manifeste le geste le plus naturel.
A partir de l’épaule, du coude ou du poignet, on détend toutes ses articulations crispées pour découvrir de
multiples compas naturels.
L’épaules permet de réalisaer de grands cercles parfaits, le coude, le poignet, des courbes plus petites.
On découvre déjà la multitude de lignes que notre corps peut décrire.
Aussi quelques exercices de relaxations sont nécessaire au début de chaque cours.
L’observation.
La réalisation des courbes, et leurs formes
nous permet de découvrir leur variété.
Variété de formes, de forces, longueurs, épaisseurs, angles .
Les élèves se surprennent à les découvrir et à les vivre :
courbe d’une épaule, lèvre d’une vague, ligne d’une fossette…
Il est intéressant de noter que les élèves modifient par la suite leur
façon de regarder.
Il ne voit plus comme avant s’enthousiasment-ils !
La qualité du geste.
La qualité, la qualification de la ligne va dépendre de la qualité du geste.
Libérer le geste, l’éveiller, l’élancer, le déployer, sous-tend la notion de vitesse.
Le geste peut-être lent ou rapide, affirmé ou hésitant.
Nous pouvons modulé notre geste ; sa force, son rythme, son expression
On parle dans ce cas de « timbre du geste » en comparaison avec le timbre de la voix.
Le choix.
Le troisième sujet à être abordé au cours des premières séances,
est l’initiation au choix.
Choisir c’est renoncer. Renoncer au superflu, au babillage, à la surcharge des lignes.
« Savoir choisir est nécessaire »
« développer sa capacité de choisir contribue à rester soi-même sans tomber sous l’emprise des modes passagères »
Symphonie des lignes.
La ligne peut faire l’objet de nombreuses études seule, mais l’intérêt des lignes est de les composer,
de les organiser dans l’espace.
Découvrir les liens qui peuvent les unir ou désunir, entreprendre des recherches,
c’est avancer sur le sentier de l’art abstrait :
Observer les travail des calligraphes :
Conclusion :
Que de choses nous apprennent la réalisation d’une simple ligne comme
- la façon de tenir ses outils
- de travailler tantôt avec l’épaule, tantôt avec le coude ou le poignet,
- avec la main gauche ou la main droite.
- d’appuyer sur sa craie ou son crayon
Par ces divers moyens, les courbes changent de formes ;
- concaves, convexes,
- courtes, longues,
- douces, agressives, elles se chargent de diverses connotations.
Surprise est de constater qu’on ouvre la porte sur un vaste monde et ses diverses interprétations.
Révélation pour les uns, surprise pour d’autres.
La ligne est le point de départ de la calligraphie et du dessin.

